Tuto de pochette

Comme je le disais, le we dernier a été celui des défis couture. Pour moi même bien sûr, mais aussi pour ma jeune padawane qui a réalisé un sac de piscine, 3 pochettes et des tawashis, rien que ça!

Pour qu’elle puisse refaire des pochettes-trousses chez elle, j’ai pris quelques photos et réalisé un tuto à son attention particulière.

Défi du 23 conjurer le sort : un tawashi

À la base j’avais un projet beaucoup plus ambitieux : coudre un sac pour une amie ou ma robe Chaïma de Couturette, (décalquée), mais l’énergie m’a fait défaut. Je me suis contentée de crocheter mon nouveau modèle préféré de tawashi.

Avec nos 2 couleurs préférées, et par coïncidence elles sont complémentaires. Mon cœur entouré du tien, parce que c’est comme ça que je le ressens.

Sur un de mes magnifiques porte-fil

<3 depuis toujours et pour toujours

Dernier projet de 2018 : jupe et haut

Patroné et cousu le 31 décembre dernier, parce que je voulais que ça soit bouclé avant la nouvelle année. En liquidant 2 coupons.

J’ai patroné la jupe trapèze sur-mesure et je l’ai coupée dans la totalité d’un coupon de velours milleraies. Mais je n’ai pas fait attention au sens du velours et il se caresse du bas vers le haut…

Pour le tee-shirt, j’ai mixé 2 patrons gratuits : Arsène de Chez Machine et Ambre de Chantal New style. Je crois que j’ai mis le haut et les manches d’Arsène sur le corps d’Ambre (plus cintré). Je l’aime vraiment beaucoup, mais mes pinces d’épaules font quand même un petit bec.


We collectif part 1 : un jean sur-mesure (ou presque)

Le we dernier a été collectivement productif, nous avions toutes un projet à réaliser.

Mon projet était de coudre un jeans sur-mesure, en reprenant le patron d’un jean qui lui va bien.

Après avoir repris le patron et comparé avec celui du livre Casual wear homme de Christelle Beneytou., je me suis aperçue que le 46 bermuda correspond à la taille 54 du jean que je devais copier.

Avec quelques altérations bien sûr : jambe gauche raccourcie de 2 cm sous la fourche, jambes allongées de 5 cm, bascule de fourche de 5 cm (que j’aurais dû faire en plusieurs fois), rétrécissement des jambes, descente de la taille devant de 4 cm pour qu’elle lui arrive sous le ventre.

Après un essai rapide pour valider la taille et les modifications, j’ai coupé dans un jean un peu élastane.

La doublure des poches est coupée dans une chute du coton fin et doux de la première robe cousue main pour sa fille. J’ai un peu changé le patron de la poche, mais gardé la parementure du bord de la poche.

J’ai aussi changé la manière de coudre la braguette (méthode facile).

Puis une rapide couture à longs points des jambes pour voir le tombé.

Une fois le tombé validé, j’ai cousu le reste comme d’habitude. La seule modif demandée par l’intéressé a été 2 passants de plus au dos, pour que la ceinture du jeans reste bien en place une fois l’autre ceinture serrée.

Et voilà!

Il trouve la profondeur des poches parfaite. 🙂

Par contre je n’avais pas vu ces petits plis disgracieux sous les fesses. Si quelqu’un a une solution pour les faire disparaître…

Les passants supplémentaires sont un vrai plus (je DÉTESTE coudre le passants, c’est bien par amour que je lui ai fait).

En conditions réelles le lendemain

Pendant ce temps, une petite fille réalisait son projet du we : caresser et chouchouter une mignonne petite chienne.

Ah, et heureux concours de circonstances, l’aiguille de ma mac a cassé dans mon doigt, mais dans les couches de la peau, donc je n’ai aucun mal.

Son Précieux

Après avoir fait ma toile, il était temps de couper et de coudre le manteau final dans le caban rouille de Couturette. Quand j’ai reçu ce tissu, je trouvais la couleur superbe, mais pas pour moi. Il a immédiatement plu à ma fille chérie, aussi je le lui ai réservé.

Elle a choisi le patron Le Précieux de la jolie Girafe, mais elle voulait l’ampleur du bas du dos réduite et un col tailleur. J’ai opté pour celui du Magnésium d’Ivanne S. La toile validée, j’ai coupé dans le beau caban.

Je me suis longtemps posé la question des manches. Celles-ci ont beaucoup d’embu, et j’ai hésité à les remplacer par les manches du Magnésium (en ayant retracé les emmanchures du Magnésium). Mais j’ai gardé celles du Précieux. J’ai quand même eu du mal avec l’embu (plus qu’avec ma toile). Quand je ferai le mien, de Précieux, je mettrai les manches du Magnésium, que j’adore.

J’ai aussi changé les poches, je préfère les poches à revers. J’ai regardé plein de tutos, et j’en ai mixé deux, de manière à avoir un revers, mais avec un parement en caban pour qu’on ne voit pas la doublure.

Pour varier les plaisirs, j’ai cousu un drap housse pour le nouveau lit de ma fille chérie. Aussitôt squatté par ses 2 inséparables amis.

Un sac de cours pour ma fille

Bien sûr elle en a déjà un, mais ouvert à tous les vents et à toutes les pluies. Elle avait donc besoin d’un nouveau sac et j’avais envie d’essayer la fermeture sur un sac cabas (?).

Viny en a fait un excellent tuto, extrêmement bien expliqué.

J’ai aussi regardé un cours Craftsy (aujourd’hui Bluprint) pour faire des anses rouleau, et un autre de Sacôtin.

Ma fille a choisi un simili doublé d’une sorte de je ne sais quoi qui ressemble à du daim, une doublure en coton et un gros zip. J’ai copié et adapté le sac qu’elle a actuellement, comme elle le voulait.

J’ai fait un petit tuto des anses, un mix des techniques que j’ai apprises. J’aurais préféré mettre de la corde à l’intérieur, mais j’avais du tuyau d’aquarium et pas de corde.

Et je voulais le finir au plus vite : ça fait plus d’une semaine que j’ai le matériel et il a plu aujourd’hui… CQFD, ça urgeait!

Pour les anses, j’ai coupé 2 rectangles de la longueur désirée + 10 cm (5 de chaque côté, pour les coudre sur le sac), de 5 cm de large.

Plier ensuite le rectangle tout le long du tuyau. Normalement il faut aussi mettre une fine bande de double-face sur un bord, pour garder la rectilignité je suppose, mais je n’ai pas eu la patience de découper tous ces petites bouts (dans le cours, le prof utilise du double-face très étroit qu’il n’a qu’à dérouler).

Coudre avec le pied pour zip, bien au bord du tuyau.

Le bord est un peu large et gondole, il faut le retailler, le plus au bord possible de la couture.

Marquer l’emplacement des extrémités de chaque anse symétriquement par rapport au milieu du sac. Pour marquer j’utilise un savon très usé et donc très fin. Et hop, un petit bout de double-face sur chaque endroit marqué.

Poser les extrémités des anses sur le scotch, exactement sur les repères.

Positionner un rectangle assez grand de tissu chaîne et trame sur l’envers pour consolider la couture et coudre solidement, à ras du tuyau et le long du rectangle dessous, et aussi en croix (X).

voilà ce que ça donne sur l’envers toutes les coutures terminées

Puis mettre un petit bout de double-face sur le rectangle et positionner dessus un cache. Ici un rectangle.

Le coudre, en finissant la couture exactement où elle a commencée. Tirer sur l’envers les fils et les nouer solidement.

Finir ensuite les coutures du sac et de la doublure et suivre le super tuto de Viny.

Et voilà!

Une petite poche intérieure zippée

Elle le trouve beau :-).

Je dois lui en faire un autre, dans le même simili mais avec une doublure et des anses différentes. Mais je vais d’abord m’attaquer à son Précieux.

Défi du 23 conjurer le sort : toile du manteau le Précieux

Alors voilà, en novembre ou décembre j’ai commandé 2 coupons chez Couturette. Un magnifique caban rouille et une non moins magnifique microfibre (malheureusement pleine d’électricité statique, comme toutes celles que j’ai) (cherchez pas, c’est moi qui leur fait cet effet).

Quand ma fille a vu le tissu caban sécher elle m’a dit plusieurs fois qu’elle l’adorait. Le message est passé, et on a cherché le modèle qui lui plairait. Pas le Magnésium ni le manteau de Carmen, elle veut un manteau cintré. Du coup, j’ai décalqué Le Précieux de la Jolie Girafe hier, avec comme objectif d’en faire la toile pour mon défi du 23, dans un vieux double-rideau donné par une copine.

Elle veut un col tailleur, donc j’ai adapté l’encolure et le col tailleur du Magnésium d’Ivanne S.

Comme Mafillechérie n’est pas encore rentrée, j’ai pris les photos sur un mannequin qui a à peu de chose près ses mensurations. Le truc, c’est que malgré que je me sois dit que la partie extérieure devait être le côté blanc du tissu, j’ai un peu merdé. Du coup certaines coutures sont apparentes….

Nathalie (la Jolie girafe), prévient que l’embu de la tête de manche est conséquent et que les fronces sont obligatoires sur tissu fin, mais je n’ai pas eu de mal à le répartir avec des pinces (en plastique), puis avec mes doigts en les cousant. Du coup je les trouve nickel.

J’espère qu’il lui plaira et qu’elle le trouvera assez cintré, parce qu’il est un peu évasé quand même (mais j’adore cette coupe!), et elle est très difficile en matière de choix de fringues….

<3 depuis toujours et pour toujours.

Premier projet 2019 : Magnésium!

J’avais besoin d’un nouveau manteau (chaud), et j’avais dans mon sock un coupon de lainage que ma mère m’avait donné il y a bien bien longtemps et qui attendait patiemment son heure… Qui a failli ne jamais arriver tellement il me piquait la peau. J’ai été tentée de m’en débarrasser plusieurs fois, même si j’adore le motif.

Une fois mon projet arrêté (en 2018), je me suis mise en quête du patron parfait pour ce coupon, et à mon goût. J’ai décalqué pas moins de 3 patrons : tout d’abord Le Précieux d’ODV et Le manteau de Carmen, mais tous ces raccords à prévoir m’ont donné le vertige.

Je me suis alors tournée vers un classique dont les nombreuses réalisations m’ont toujours mis l’eau à la bouche, et dont vous aurez certainement deviné le nom en lisant le titre de mon article, Magnésium d’Ivanne S.

Très peu de pièces à décalquer et à couper et de coutures à faire correspondre. D’après les photos, un très beau tombé. J’ai positionné le milieu dos au milieu de mon coupon, coupé la première moitié avant de plier le lainage et de couper la 2e moitié exactement symétriquement. J’avais auparavant coupé le premier devant, que j’ai placé sur le tissu pour avoir aussi une symétrie parfaite.

J’ai choisi le modèle le plus simple, avec le col rabattu, mais dont j’ai fait les pointes pointues et non arrondies. Je voulais aussi des poches à revers. En fait je voulais tester les poches de mon cours Crafsty sur les poches. C’est un super cours dispensé par Kenneth D. King, qui explique magnifiquement comment faire. Ses poches à revers sont cousues sans couture apparente, avec une super méthode.

Montage normalement sur organza, pour moi sur une doublure transparente.
en haut l’endroit du revers, en bas l’envers
Et voilà, un magnifique revers sans couture apparente!
le sac de poche côté doublure
le sac de poche côté manteau, avec un pli pour éviter que la poche poche (vous avez bien lu)

J’ai profité d’une visite pour faire quelques photos sans les boutons et boutonnières. Le montage est un pur plaisir, tout s’est parfaitement emboîté. J’ai pu tout coudre à la machine et c’est la première fois que ça m’arrive.

Pour ne pas avoir le tissu qui pique contre ma peau, j’ai coupé les parementures, les revers de poche et le col dans une chute de velours ras tissé très serré, d’une épaisseur similaire à celle du lainage.

J’étais bien déçue qu’il ne soit pas terminé lundi dernier (j’avais quand même passé 3 nuits presque blanches pour le terminer…), mais je ne voulais pas bâcler la fin.

D’autant plus que le tissu de doublure ouatinée (offert par ma belle-mère, c’est un manteau affectif), a resserré les manches et cela a fait une vilaine grimace à la couture de jonction.

Du coup j’ai remis le manteau sur l’envers, décousu la doublure de manche de la parementure, ajouté un triangle de tissu, recousu la doublure de manche à la parementure et retourné le tout sur l’endroit.

la base du triangle est en bas de la manche

Ce matin j’ai fait des essais de boutonnière à la machine, mais je trouvais le résultat moche (le bourdon n’était pas assez long). J’ai donc décidé de les coudre à la main. Ma belle-mère m’avait montré comment faire il y a quelques mois (tant mieux!!!).

J’avais rendez-vous avec une amie pour aller à une expo, et je voulais ABSOLUMENT porter mon beau manteau. Je suis allée chez elle avec juste la boutonnière et le bouton du haut cousus. J’en ai cousu 2 autres chez elle. Les photos suivantes ont été prises par mon amie (avec 3 boutons, donc).

à l’expo, dans un cercle de lumière 🙂

Depuis, mon beau manteau a 6 boutonnières et 6 boutons! Je ne sais pas encore si je vais lui en rajouter un/une 7e.

Et un cordon pour le pendre (que j’ai oublié d’insérer entre la parementure et la doublure).

Noël : une pochette Mia (+ tuto pour tout assembler à la machine)

L’année dernière, j’avais déjà cousu une pochette Mia de Petit patron. J’y avais pris beaucoup de plaisir et elle est très pratique. Le patron est très bien pensé, SAUF que je n’aime pas la manière dont la doublure est solidarisée à la pochette, par une couture main.

J’avais modifié ce point, un peu à l’arrache, dans l’urgence. Cette année, une jeune femme a choisi cette pochette comme cadeau, et j’y ai mieux réfléchi. J’ai pris quelques photos pour réaliser un tuto et demandé à Margaux, la créatrice du patron, l’autorisation de le publier. Elle m’a donné son accord.

La version choisie pour cette pochette est la plus simple, sans oreilles ni poche.

Ce tuto porte uniquement sur la manière de solidariser la doublure à la pochette. En ce qui concerne les autres étapes, se reporter aux instructions du patron.

Tout le monde est prêt? Ajmo!

Couper les pièces comme indiqué sur les instructions du patron, SAUF la doublure, à ne pas placer au pli du tissu mais à couper en 2 parties (très important pour la suite). Ne pas oublier d’ajouter les marges de couture! Puis suivre les instructions jusqu’à l’étape 9 incluse.

Pour la doublure, étapes 12 et 13. Mais, au lieu de coudre le repli de 1 cm en haut, le laisser « volant ». Je pense que ça fonctionnerait très bien avec la méthode utilisée par Margaux, mais je voulais me laisser une petite liberté d’assemblage si ça n’avait pas fonctionné comme je l’espérais.

Piquer les côtés de la pochette à l’extension du zip (de part et d’autre du zip).

Voilà ce que ça donne sur l’endroit

et sur l’envers

Répéter l’opération de l’autre côté, en n’oubliant pas d’ouvrir le zip à environ la moitié, pour pouvoir retourner la pochette.

Piquer le fond de la doublure sur 4 à 5 cm de chaque côté, puis suivre les instructions pour terminer la pochette. Retourner pour mettre sur l’endroit et fermer la couture du fond de la doublure à la main ou à la machine.

Terminer par une couture main pour assembler les petits côtés de la doublure le long de chaque extrémité du zip.

Noël : une pochette de jeu (et opération déstockage)

Pour le dernier déstockage de 2018, organisé par Scrapaboom, non pas ma dernière cousette, non photographiée pour l’instant, mais une nouvelle pochette! Pour une fillette qui joue beaucoup avec des Sylvanian.

J’avais fait une pochette de jeu à son frère, à un autre Noël, et j’avais dans l’idée d’en faire une du même genre, mais dans le style de celle de Laetibricole. En zonant sur Pinterest, je suis tombée sur celle de Soize, que nous avons trouvée GÉNIALE, la maman et moi.

J’en ai copié les bases, en adaptant.

Le côté « intérieur » de la maison est composé de l’incontournable salle-de-bain, d’un salon ouvert sur la cuisine, d’une chambre d’enfants et de la chambre des parents. Les couvertures ne sont cousues que d’un côté, pour faciliter le couchage (mais ça glingue un peu, il faut bien l’avouer).

Au lieu du velcro pour fermer le repli du mini tapis, j’ai posé des pressions Kam qui font aussi office d’éclairage. La baignoire n’a pas de pied, et un pommeau de douche amovible pour que la petite puisse bien laver ses Sylvanian. Le lavabo est posé sur un meuble dont les portes s’ouvrent.

Le tapis a été crocheté. Comme le sol est velours à grosses côtes beige (du parquet!), je voulais un tapis coloré. Et j’adore les arc-en-ciel… Le point est simple : une maille serrée une maille en l’air etc. Au rang suivant, changement de couleur (et un nœud à chaque changement de couleur, les fils feront les franges).

La face B est le jardin, avec un toboggan (avec une échelle crochetée), un espace pelouse pour se relaxer, un bassin avec des poissons rouges (crochetés), un jardin de fleurs (crochetées) et une piscine.

Ma sœur m’a soufflé l’idée de faire une « vraie » piscine, en 3D. L’essai a été réussi 🙂

Pour compléter le décor, j’ai cousu un traversin, des coussins et j’ai coupé des ouvertures, qu’on peut utiliser à l’intérieur comme à l’extérieur.

Une fois replié, cette pochette ne prend presque pas de place. J’en ai bien sué pour poser la pression du milieu (j’ai doublé avec de la ouatine, ça fait une épaisseur certaine).

Un projet comme je les adore, et elle a tout de suite joué avec 🙂